Le Pays des Landes de Gascogne

« Pour un Pays vivant, attrayant et accueillant »

118 communes 58 440 habitants / 13 habitants au Km2
Solde migratoire positif avec une légère diminution du nombre total d’entreprises mais augmentation du nombre de TPE dans l’artisanat et le commerce

Le Pays rassemble 11 Communautés de Communes, regroupant 13 cantons et 118 communes.
Il est « à cheval » sur deux départements : les Landes et la Gironde. Pays forestier, le Pays des Landes de Gascogne, doté d’un environnement exceptionnel, est situé au coeur du plus grand massif forestier d’Aquitaine et d’Europe, des bords de la Garonne et de l’agglomération Bordelaise aux portes de Mont-de-Marsan, de l’arrière pays océanique aux coteaux de l’Armagnac.
Ce territoire comporte 65 000 habitants avec un habitat diffus et encore préservé dans son contexte forestier, éloigné des grandes agglomérations.

La démographie : l’enjeu du territoire

Lors de l’élaboration de la charte du Pays, les élus ont affiché clairement leur ambition pour ce territoire : doubler sa population dans les vingt prochaines années. Après avoir connu un déclin démographique continu jusqu’au début des années 1980, il voit aujourd’hui sa population croître à un rythme soutenu. Néanmoins, ce phénomène de croissance démographique n’est pas sans faire peser un certain nombre de risques nouveaux pour le territoire. Citons, entre autres, la menace de territoire « zone dortoir » et le développement d’une économie purement résidentielle.

L’économie : une réponse pertinente

Dans ce contexte, l’économie prend une place prépondérante dans la stratégie que les élus veulent mettre en place pour faire face à ces enjeux. L’économie contribue à créer de l’emploi, à enrichir le territoire, à équilibrer les rapports de dépendance avec les espaces urbains proches (Bordeaux, Langon, Mont de Marsan) et enfin à structurer des bassins de vie, seule alternative pour un développement durable du territoire.

La ressource humaine : un facteur déterminant

Deux expériences réussies ont forgé chez les acteurs des convictions pour agir.
La première est survenue au moment même où il créait sa première structure de développement local, l’AIRIAL, une clairière au coeur du massif forestier, regroupant quelques maisons et leurs dépendances (grange, bergerie, poulailler…). Lors de l’élaboration de sa Charte, des universitaires attirèrent l’attention sur le fait que les eaux des rivières de ce territoire étaient fraîches, et non polluées, ce qui permettait l’élevage de la truite. Le territoire s’est appuyé sur cette qualité de l’eau pour mobiliser des jeunes entrepreneurs, et c’est ainsi que trente ans plus tard, la pisciculture constitue une filière importante comportant plus de deux cent emplois.
La deuxième est une initiative portée par de jeunes ingénieurs revenus au pays. Elle a pris la forme d’une entreprise « Biolande », est fondée sur la ressource locale : les pins. Ceux-ci sont la matière première qui permet de fabriquer des huiles, des essences et autres produits à base d’écorces. Devenue une société internationale de premier plan, cette entreprise est restée implantée sur le territoire.
Ces deux succès ont servi de référence aux responsables du territoire pour se doter d’une ligne de conduite en matière de développement :
118 communes 58 440 habitants / 13 habitants au Km2
Solde migratoire positif avec une légère diminution du nombre total d’entreprises mais augmentation du nombre de TPE dans l’artisanat et le commerce
-Un territoire peut intervenir « sans complexe » dans le domaine de l’économie. Cependant, l’entreprise demeure la responsabilité des actifs, et le rôle du territoire est de créer les conditions favorables pour réussir ;
-L’appui aux ressources humaines sera donc la cible essentielle d’intervention du territoire, qu’il s’agisse des créateurs, des chefs d’entreprise ou des salariés.
Cet axe « valorisation des ressources humaines » est complété par une politique en direction de l’habitat (maîtrise du foncier et sauvegarde de l’environnement forestier) et son corollaire, le développement des services à la population : ce triptyque constitue ce que le territoire appelle son « marketing territorial ». Il vise à amplifier des phénomènes endogènes de développement plutôt que de se placer sur des objectifs d’attractivités externes.

Marketing territorial et ressources humaines

Le Pays a mis en place une GTEC pour plusieurs enjeux :
- Les salariés sont de plus en plus nombreux à travailler dans les villes voisines, considérant que les rémunérations ou les conditions de travail soient plus intéressantes. Pas question pour autant de se résoudre à devenir la zone d’économie résidentielle de Bordeaux : il faut maintenir de l’activité au Pays, et rester attractif pour les entrepreneurs en leur garantissant des ressources humaines performantes.
- À l’inverse, une partie des salariés des industries, dits « traditionnels » du Pays, à savoir la filière bois, et la filière de la chimie sont inquiets pour leur avenir. Il est important d’anticiper les risques et d’accroître la formation et l’employabilité de ces salariés tout en fournissant une information précise sur l’économie locale et son évolution. Ainsi, ils pourront rester attentifs aux opportunités et se former en conséquence.
- Le niveau moyen de qualification professionnelle de la population du territoire est sensiblement moins élevé que la moyenne régionale, d’où la nécessité de porter une attention accrue aux problèmes de formation qui sont essentiels dans les facteurs d’employabilité.

La mise en place de la GTEC

Le territoire a élaboré un cahier des charges très ciblé pour cette première étape :
1-Par le biais d’interviews, d’entretiens et de réunions de chefs d’entreprises (panel d’entreprises représentatives de l’économie locale), les bureaux d’études auront à la fois un travail d’écoute, mais aussi de sensibilisation sur les thèmes suivants :
-évaluation et anticipation du vieillissement des salariés (recrutement d’apprentis, promotion interne…) ;
-accès à la formation des salariés de bas niveaux de qualification ;
-renforcement de l’attractivité et la fidélisation des salariés sur les métiers en tension ;
-réflexion sur la précarité des emplois de service ;
En outre, des analyses prospectives seront tentées sur l’évolution du tissu économique et leur impact sur les emplois et qualifications.
2-Les salariés feront l’objet d’un travail très approfondi d’analyses statistiques, pour aller au- delà des caractéristiques de base. Il s’agit de dégager un profil de la situation des salariés sous différents aspects, incluant des aspects qualitatifs pour approcher des réalités, et tenter d’établir des portraits-types.
L’accent sera mis en particulier sur les notions de précarité, de parcours professionnels, de niveaux de qualification et d’ancienneté dans l’entreprise, de conditions de travail et de salaires. De façon générale, tous les facteurs qui impactent sur la condition salariale, en dégageant ceux qui semblent significatifs (relevés des écarts par rapport aux moyennes régionales et nationales) et sur lesquels il serait possible d’agir.

Pour en savoir plus :
Pays des Landes de Gascogne
Place de la Mairie – BP1 40630 SABRES Tel : 05 58 04 43 43