Le Pays Midi-Quercy

POUR UN TERRITOIRE RURAL ATTRACTIF

48 communes réunies en 4 Communautés de communes
43 770 habitants, dont le nombre s’accroît chaque année au rythme de 1,5% par an. On constate un taux plus élevé de TPE et des revenus plus faibles, par rapport aux moyennes régionales.

À l’extrémité-est du Tarn-et-Garonne, le Pays Midi-Quercy est un territoire rural passant d’une économie agricole à une économie résidentielle. Le dynamisme de Montauban, tout proche, irrigue l’ouest du Pays. De nombreux ménages s’installent, la construction bat son plein et des emplois se créent. Mais la médaille a son revers : des besoins d’équipement apparaissent, de plus en plus d’actifs travaillent hors du Pays, et la fracture entre l’est et l’ouest est marquée. La pauvreté reste présente et le chômage touche une population moins qualifiée qu’ailleurs. Maintenir et faire évoluer le dynamisme de l’emploi constituent un défi pour l’avenir.

L’évolution de la population

Depuis le milieu des années 1970, la croissance de la population du Pays Midi-Quercy est supérieure à celle de l’espace rural régional et de la moyenne de six pays de référence de configuration proche. Entre 1999 et 2006, ce regain démographique s’est encore amplifié, la population du Pays augmentant de 4 400 habitants sur la période, soit de 1,5% par an.
Le territoire bénéficie de nombreux apports de population. Mais les naissances restent inférieures aux décès. Entre 2001 et 2006, 8 100 habitants se sont installés dans le Pays, soit 18 % de la population. Les nouveaux arrivants sont actifs dans plus de deux cas sur trois, et la population de cadres et de professions intermédiaires augmente, malgré une rotation importante. Mais le Pays perd ses jeunes de 15 à 24 ans, qui partent poursuivre leurs études ou chercher un premier emploi dans les villes : c’est une caractéristique commune aux territoires ruraux. Les arrivées de retraités représentent 17 % des migrants vers le Pays.
Au-delà des questions d’habitat et d’équipement, l’ampleur de l’afflux de nouvelles populations soulève la question de l’intégration de populations aux modes de vie urbains dans un territoire à forte tradition rurale.

Une économie de services, assurée par la petite entreprise

Dans le Pays, l’emploi se développe depuis 1999. Un dynamisme nouveau s’affirme depuis 1999 porté par les services à la population. Cela fait suite à une longue période de déclin économique, suivie d’une reprise dans les années 1990. Désormais, plus de deux emplois sur trois sont au service de la population. Les emplois ayant connus les progressions les plus importantes sont ceux de la santé et de l’action sociale. Leurs poids ont doublé en 16 ans, de même pour ceux des services de proximité.
L’activité économique est, plus encore que dans l’espace rural régional, le fait de très petits établissements, de moins de 20 salariés (TPE), répartis sur tout le territoire : ils représentent 93 % des établissements employeurs et 47% des emplois (contre 44 % dans l’espace rural régional).
Comme dans le reste de l’espace rural régional, la moitié des TPE ont une activité dans les services, 20 % dans la construction comme dans le commerce, et 10 % dans l’industrie. Les créations d’établissements sont dynamiques, particulièrement dans le commerce et les services aux particuliers.

Faibles revenus et chômage

Les ménages ont, en Midi-Quercy, un revenu plus faible que dans l’espace rural régional et les disparités y sont plus fortes. En 2005, le revenu médian, par unité de consommation, est inférieur de 6 % celui de l’espace rural régional. L’écart est plus important encore pour les revenus les plus bas : 23 % de la population de moins de 65 ans couverte par la Caisse d’allocations familiales (CAF) et la Mutualité sociale agricole (MSA) disposent de ressources inférieures au seuil de bas revenu, contre 19 % dans l’espace rural régional. Les ménages à bas revenu sont plus fréquemment qu’ailleurs des familles monoparentales et moins souvent des personnes isolées.
Le Pays Midi-Quercy est davantage touché par le chômage : en 2006, 10,7 % des actifs sont sans emploi, contre 9,8 % dans les pays de référence et dans l’espace rural régional. Le chômage touche les jeunes et les femmes de moins de 50 ans nettement plus que dans les territoires de référence. Le chômage de longue durée (soit d’une durée supérieure ou égale à un an) est aussi plus répandu : il représente près de 30 % des demandeurs d’emploi, contre 25 % dans l’espace rural régional.

Mobilisation pour l’emploi

Depuis plusieurs années, les responsables de l’emploi (DDTEFP) et le territoire ont créé des EREF (Espaces Ruraux Emploi Formation) qui animent maintenant un PLIE (Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi), développant un accompagnement approfondi et très individualisé des demandeurs d’emploi les plus en difficultés. L’orientation de ce PLIE est économique : appui à la création d’entreprise, chantiers d’insertion, couveuse d’activités, etc.

Une GPEC territoriale sur le secteur médico-social

C’est dans ce contexte qu’une GPEC a vu le jour dans les principaux établissements du territoire, et ce pour les raisons suivantes :
-L’accroissement prévisible des besoins et de la demande dans ce domaine (vieillissement démographique, arrivées de retraités) ;
-Le déficit prévisible de candidats diplômés dans ce secteur, et objectif de proposer ces emplois avec formation aux populations en difficulté (chômeurs non qualifiés, souvent migrants) ;
-Le souci de créer des emplois sur le territoire pour limiter l’attraction des villes entraînant des déplacements importants domicile-travail ;
-L’appui à un secteur économique très porteur, confortant le développement de l’économie résidentielle qui caractérise ce Pays.
Cette GPEC a permis de créer une coopération des divers établissements sur une base de territorialité et de développer des actions d’attractivité et de formation auprès des populations initialement peu qualifiées.

Une GPEC territoriale sur les métiers de la « croissance verte »

Une deuxième GPEC a été récemment mise en place pour accompagner et amplifier la politique de développement sur la croissance verte impulsée par le Pays et les Communautés de Commune. Trois postes de conseillers en économies d’énergie ont été pourvus pour aider les Collectivité locales à établir leur bilan carbone, et leurs dépenses « énergie et environnement» directes (par exemple, le chauffage) et induites (l’impact des choix de la cantine scolaire sur la pollution, sur l’économie locale, etc,…). De nombreux projets ont d’ores et déjà été programmés par les collectivités. Le souci d’accompagnement par la formation de ces projets est une étape essentielle de cette politique pour qu’il n’y ait pas de frein, ni même de goulot d’étranglement dûs aux ressources humaines, y compris dans les entreprises concernées par ce développement.

Pour en savoir plus :
Syndicat Mixte du Pays Midi Quercy
Monsieur Philippe Darbois (Directeur)
1 avenue du 11 novembre 1918
B.P. 82
82800 NEGREPELISSE
Tél : 05.63.24.64.64 / Email: pays.midiquercy@info82.com